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NOTRE DÉMARCHE

Au-delà du bonheur d'être sur la route, nous ne pouvions envisager notre périple comme un simple voyage de découverte. 

La décision de partir prise, nos préoccupations majeures étaient d'une part de ne pas souiller par notre passage la terre que nous allions fouler et, d'autre part, d'aller au long du chemin à la rencontre des autres, afin de comprendre leur perception du monde et de la confronter à un point de vue européen.

ÉCO-VAN : UN STYLE DE VIE

La décision de voyager en van paraît au premier abord contradictoire avec l'idée d'un voyage responsable d'un point de vue écologique.

Nous avons pourtant dû prendre cette décision pour de nombreuses raisons : financières, pour commencer, car le fait de voyager en van nous permettra d'avoir (presque) toujours un logement et une cuisine indépendants. Nos frais seront donc considérablement réduits, puisque ces dépenses constituent une part immense du budget d'un voyage (souvent plus de la moitié). De plus, la revente du van à l'issue de notre périple nous permettra, à notre retour, d'avoir de quoi tenir financièrement jusqu'à la reprise du travail et la première paie.

De plus, dans le cadre de notre reportage, nous souhaitons rencontrer des personnes habitant dans des zones parfois très reculées. Il nous sera donc extrêmement difficile de pouvoir parvenir chez elles sans véhicule indépendant, et la quantité non négligeable de matériel photo et vidéo que nous transporterons, ainsi qu'un timing relativement serré, ne nous permettent pas de pouvoir voyager à pied ou à vélo.

Enfin, le fait de privilégier un véhicule autonome aux transports en commun nous offre une plus grande indépendance et nous permettra de découvrir des régions inaccessibles autrement puisque nous ne serons pas tributaires d'horaires de passage et de zones non desservies par les transports en commun. Cela nous permettra également de pouvoir passer du temps en autonomie, loin de toute civilisation.

Voyager en van aménagé était donc une nécessité pour ce périple.

Nous avons donc dû réfléchir aux moyens de minimiser notre empreinte carbone et l'impact écologique de notre voyage.

Nous prendrons bien entendu des auto-stoppeurs, et tiendrons les voyageurs du site voyageforum.com informés de notre itinéraire et de nos avancées, afin d'éviter de rouler avec une place vide. Cette démarche promet de nombreuses et enrichissantes rencontres.

Concernant le carburant, tant que nous voyagerons dans des zones relativement chaudes (températures minimales comprises entre 10°C et 15°C), nous nous efforcerons de rouler à l'huile végétale. N'ayant jamais expérimenté ce type de combustible, nous essaierons progressivement d'augmenter le pourcentage d'huile afin de tenter de ne rouler à terme qu'à l'aide de ce carburant sans endommager le moteur. (Pour plus d'informations sur le sujet, consulter le site oliomobile.com)

 

Rouler à l'huile végétale représente de nombreux bienfaits d'un point de vue écologique : revalorisation d'un déchet difficilement recyclable (l'huile de friture), pollution moindre (le CO2 rejeté avait auparavant été absorbé par la plante dont l'huile est issue), réduction, voir suppression de l'utilisation de produits issus de l'industrie pétrolière... Cependant, un problème majeur se pose : l'approvisionnement.

La solution la plus évidente est de s'approvisionner directement auprès de restaurateurs, qui dans le meilleur des cas doivent faire collecter leurs huiles usagées - et qui, bien souvent, s'en débarrassent tout simplement en la vidant dans un évier ou un caniveau). Non seulement économique et écologique, le fait d'utiliser de l'huile comme carburant nous permettra ainsi d'entrer en contact avec les nombreuses personnes auprès desquelles nous nous fournirons. Nul doute que récolter de l'huile usagée pour entreprendre un tour d'Amérique du Sud risque d'éveiller les curiosités, et, partant, de nombreuses discussions. 

L'idée de voyager en van, et donc d'être parfois amenés à dormir, manger, nous laver, etc... en pleine nature, nous a obligés à remettre en question un certain nombre de points : impossible d'utiliser les produits d'hygiène corporelle ou de ménage "classiques" : il convient d'utiliser des produits 100% biodégradables. Afin de ne pas avoir de mauvaises surprises en route et d'être sûrs d'avoir les matières premières nécessaires, nous avons donc changé notre façon de vivre et expérimenté diverses recettes plusieurs mois avant le départ.

L'envie de pourvoir partir en autonomie et le fait de traverser des régions, comme le désert d'Atacama, où le ravitaillement en eau peut être problématique nous rappelle combien cette ressource est précieuse. Nous avons donc appris à réduire considérablement nos besoins, tant en cuisine que pour notre hygiène personnelle.

De nombreux autres points tels que la réduction de nos déchets (notre objectif est d'atteindre pendant le voyage l'objectif de 0 déchet par personne et par semaine. Plus d'infos sur ce site ou celui-ci), ou la nécessité d'installer des toilettes sèches et un compost à bord de notre maison sur roues ont été soulevés à l'occasion de notre réflexion.

Nous en avons certainement oubliés, et en découvrirons de nouveaux au fur et à mesure des situations. Nous devrons donc sans cesse nous adapter, c'est-à-dire nous renouveler. N'est-ce pas merveilleux ? Pour découvrir tous les aménagements et modifications de l'éco-van, rendez-vous ici

Une chose est sûre : vivre en van nous a amenés à repenser notre façon de vivre, de penser et d'interagir avec les autres. Et c'est tant mieux ! 

Avec l'éco-van, rendons la route plus belle !
 

REPORTAGE HUMANISTE 

&

PROJETS ARTISTIQUES

3 questions pour une société universelle :

 

Écologie, politique, éducation, féminisme... Ces sujets, si éloignés les uns des autres et pourtant si étroitement entremêlés, concernent tout un chacun d'une manière ou d'une autre, et nous sont chers pour cette raison.

La façon dont ils sont traités au sein d'une société permet d'en saisir l'essence, puisqu'ils en sont le reflet. C'est pourquoi nous avons eu envie d'échanger avec les personnes que nous allions rencontrer au cours de notre voyage en Amérique du Sud pour découvrir comment ces éléments fondamentaux sont perçus de l'autre côté de l'océan.

Mais comment aborder d'aussi vastes domaines ? Comment transmettre les échanges partagés, ces moments parfois fugitifs ?

Nous avons choisi d'aborder ces thèmes de la manière la plus large possible, en posant à nos interlocuteurs trois questions apparemment naïves mais appelant des réponses complexes. Trois questions universelles, toujours les mêmes, tout au long de notre périple :

  • Quel avenir pour votre pays ?

  • Pensez-vous que la femme occupe sa juste place dans votre pays ?

  • Que pensez-vous du système éducatif de votre pays ?

Et les laisser parler, guidant simplement les échanges de façon à obtenir des réponses les plus complètes possibles, tout en laissant à chacun l'espace nécessaire pour exprimer ses opinions intimes, ses convictions profondes.

Nous analyserons cette matière première à l'état brut afin d'en tirer un reportage humaniste que nous souhaitons être multimédia : vidéo, photographique et écrit.

{R}ÉVolutions

 

Si le voyage d'En la Carretera en éco-van sera le premier grand voyage de Quentin, Johanna n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle a déjà sillonné le Brésil, et particulièrement le Nordeste, en bus et en stop de 2009 à 2010.

De ce voyage initiatique était née l'envie d'élaborer une série de portraits d'acteurs des petits et grands changements de la société sud-américaine, de la fin du XX ème siècle à nos jours : militants travaillistes au Brésil, rebelles chiliens et argentins ayant lutté pour la chute des dictatures militaires, écologistes... Le nouveau périple qui s'annonce sera l'occasion de faire aboutir un projet en cours depuis sept ans. Plus d'infos sur cette page

Échos d'ailleurs

Avant d'être photographe, Quentin a reçu une formation de musicien. Et musicien, il l'est dans l'âme : il aime composer pendant son temps libre et, au-delà de la musique, il a développé une grande sensibilité à son environnement sonore, et aime analyser les sons du quotidien.

Se consacrant aujourd'hui essentiellement à la photographie, il s'est longtemps senti comme amputé du fait même du "silence" de cet art, et souhaite réconcilier l'ouïe, délaissée, et la vue.

 

Partant du postulat selon lequel le son participe activement à la création photographique et influence le processus créatif en faisant ressentir au photographe des émotions particulières, Quentin souhaitait depuis longtemps mêler enregistrements sonores et photographie.

Avec "Échos d'ailleurs", Quentin veut faire sortir la photo de son mutisme afin de réinvestir le spectateur, de l'immerger dans l'environnement d'où sont tirées les images en accompagnant chaque photographie d'un enregistrement sonore retranscrivant l'ambiance générale au moment de la prise de vue.

La notion même de spectateur disparaît puisqu'en retranscrivant par le son et l'image toutes les facettes de la scène à laquelle est confronté le photographe, l'immersion se fait totale et, en supprimant la distance du regard, permet d'entrer dans la peau du photographe, à l'instant précis de la capture de l'image.

Quentin souhaite ainsi partager le plus intime de son expérience afin de faire voyager les autres. Plus d'infos sur cette page

Hallu

 

Les contrées lointaines invitent au rêve, excitent l'imaginaire et suscitent des fantasmes extravagants.

 

Quentin nous entraîne à la découverte d'un monde parallèle, en nous racontant un conte de fées parfois grinçant prenant place dans une ambiance surréaliste, souvent amplifiée par l'exubérance de la nature.

 

À travers une série de photos dans lesquelles les jeux de lumière créent une atmosphère paradisiaque ou, au contraire, révèlent le côté sombre et angoissant d'un milieu que l'on ne contrôle pas, il crée des  tableaux qui nous font voyager autrement, dans une réalité déformée et subjuguante.

 

Ce voyage au fil des clichés s'opère grâce à des mises en scène symboliques ou décalées, dans lesquelles le photographe joue avec ses sujets, n'hésitant pas à les sortir de leur contexte, partageant ainsi ses songeries dans un monde d'hallucinations. Pour découvrir le travail de Quentin Delahaye, cliquez ici